Interview du groupe 6:33 !

Interview de 6:33 au Hard Rock Café de Paris, le 08 octobre 2021

De gauche à droite : Cédric Guillo (batterie). Florent Charlet (chant) et Emmanuel Rousseau (production & arrangements).

Pouvez-vous svp présenter 6 :33 en quelques mots ?

Florent : 6:33 c’est un groupe de potes qui n’a pas envie de se mettre de limites, musicalement parlant. On part d’une base metal prog, et on développe sur des styles qui n’ont rien à voir avec le metal prog, c’est-à-dire qu’on va aller taper dans du jazz, dans la funk, dans du boogie-woogie… dans tout ce qui fait notre culture musicale, ce qui nous a construit en tant que personnes, en tant que fan de musique depuis que nous sommes gamins. Il y a autant de Devin Townsend, que de Queen, de Toto voire de Michael Jackson dans ce que nous faisons. C’est donc un groupe qui est à l’image de ce qu’on aime écouter depuis qu’on est gamins, voilà.

Qui fait quoi dans le groupe en termes d’écriture ?

Florent : c’est Nicko Pascal qui compose toute la musique, pratiquement tout puisque nous avons avec nous Emmanuel Rousseau qui ne fait plus partie du line up sur scène mais qui fait toujours partie de la famille 6:33. Emmanuel contribue au travail de composition, et aussi d’arrangement et de programmation de batterie. Il a par exemple composé l’intro du morceau « Prime Focus » qui figure sur notre nouvel album. Quant à moi, je suis auteur de textes, mais je n’écris pas les lignes de chant qui sont écrites par Nicko également. 

Quelle a été la genèse de « Feary Tales For Strange Lullabies – The Dome », votre quatrième et dernier album qui vient de sortir ?

Emmanuel : la conception de l’album a démarré il y a un bon bout de temps ! Sa composition a commencé en 2016, et les premiers enregistrements se sont faits début 2017. C’est donc un enregistrement qui s’est étalé sur quatre ans, avec des périodes d’inactivité bien évidemment. Car Nicko avait suffisamment de démos de côté pour qu’ait de la matière à travailler et commencer à enregistrer, et lorsque nous avons commencé à enregistrer, tout l’album n’était pas écrit. Cela s’est donc fait au fur et à mesure, avec des périodes d’activité plus ou moins intenses, avec parfois de longues pauses car la vie à fait que nous avons eu des mariages et des naissances au sein de la famille 6:33 ! Le premier confinement a été pour nous une période assez bénéfique pour finaliser nos enregistrements 

Comment s’est passé son enregistrement ?

Emmanuel : l’enregistrement s’est principalement déroulé à deux endroits, chez moi et chez Nicko. Une grande majorité des prises se sont finalement faites chez Nicko d’ailleurs. Et après, tout ce qui est mixage et production de l’album s’est fait chez moi. Le reamping des guitares s’est fait au studio Henosis à Bois d’Arcy (78). Il s’agit du studio du chanteur et compositeur d’Orakle, Frédéric Gervais, qui est vraiment un excellent producteur et qui bosse remarquablement bien. Une fois que le mix était terminé, nous lui avons également confié le mastering. Il a donc bouclé le bébé.

Florent : pour ma part, j’ai quasiment tout enregistré chez Nicko, à part les trois premiers morceaux qui ont été enregistré chez Emmanuel.« Release the he-shes », « rabbit in the hat » et « wacky worms ». 

En écoutant le nouvel album, j’ai l’impression d’assister à un craquage de slip permanent ! Il y a pour moi un côté « no limit » jubilatoire. En outre, je trouve qu’il y a beaucoup de références qui me parlent sur cet album. Par exemple en écoutant Prime Focus la toute première fois, j’ai eu l’impression de débarquer dans un film de Tim Burton ! La pochette m’a également immédiatement fait penser au film « Blade Runner ». Quant à la musique, j’y entend plusieurs influences qui lorgnent aussi bien du côté de Queen que de Faith No More. Etes-vous d’accord avec tout ça ?

Florent : toutes ces influences font effectivement partie de nous. Lorsque nous développons le concept, comme pour l’album « Deadly Scenes », on se pose la question suivante : « de quoi voulons nous parler ? ». C’est alors que j’arrive avec une idée qui va inspirer Nicko pour écrire des morceaux, et c’est en écrivant qu’on va prendre la mesure du rôle de nos influences. Ce n’est pas du tout notre objectif que d’aller chercher à ressembler à tel ou tel groupe, nos influences rejaillissent dans notre écriture, tout simplement. On digère toutes nos influences et la pop culture qui a finalement construit ce que nous sommes aujourd’hui. 

Emmanuel : je pense qu’on peut quand même dire que sur cet album, il y a un plaisir un peu nostalgique d’aller à la rencontre de nos premières influences, celles qui nous ont fait aimer la musique. 

Florent : tu vois, lorsque tu évoques la pochette du nouvel album et que tu cites « Blade Runner », moi j’ai plus pensé aux premiers « Batman » de Tim Burton, « Sin city » ou « Ghost in the shell ». Chacun va donc pouvoir y trouver ses propres références, ce que trouve d’ailleurs intéressant in fine. On avait envie d’être dans quelque chose de très 80’s / 90’s, car c’est la période qui nous correspond et qui nous a construit en tant que personnes que nous sommes.

6:33 a subi plusieurs remaniements de line up depuis sa création, et surtout ces dernières années voire mois. Est-ce qu’on peut dire qu’il est désormais stabilisé, ou des changements sont-ils encore à venir ? Par exemple, Je trouve que le chant de Benedicte est toujours extrêmement bien placé sur votre nouvel album et apporte beaucoup de couleurs aux chansons du nouvel album. Est-elle un membre permanent de 6:33 ?

Florent : Bénédicte était plutôt externe au groupe, qui venait prêter sa voie et puis, elle s’est tellement impliquée et était tellement présente qu’elle fait désormais partie du groupe. C’est pour cela qu’elle est avec nous sur toutes nos photos promo. En outre, nous lui avons proposé il y 2 semaines de faire des dates avec nous, et donc de venir avec nous sur scène pour de bonnes occasions. Voilà, c’est tout frais, elle avait envie de le faire de son côté sans oser nous proposer, et nous, on avait envie de l’avoir avec nous, sans oser lui proposer non plus. Et donc, on lui a demandé : « voudrais tu faire des concerts avec nous ». Ce à quoi elle nous a répondu : « mais j’en rêve en fait ! ». Bénédicte fait donc partie de la famille, et elle apporte énormément à cet album. 

Emmanuel : Je pense que Damien, le claviériste de 6:33, a fait une très bonne analyse de la situation de 6 :33 en présentant davantage le groupe comme un collectif. J’aime beaucoup cette idée car elle nous correspond bien finalement. 

Quels sont vos projets au-delà de l’année 2021 ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Comment voyez-vous le futur du Groupe ?

Florent : La phase suivante est bien sûr de défendre l’album sur scène. Donc on aimerait faire plein de concerts ! Mais pour l’instant, c’est assez compliqué du fait des reports qui ne finissent pas d’être reportés… Donc jusqu’en septembre 2022, la situation est très tendue, en France en tous cas. 

Il existe néanmoins des possibilités, comme au Barde Atomique (Ecquevilly – 78), qui est un peu notre « QG » car c’est là que nous faisons nos résidences, que nos répétons. Donc il est certain que nous allons donner un concert ou deux là-bas. Il y a le concert avec Psykup au Forum de Vauréal (95) bien sûr. 

Et puis on aimerait aussi aller jouer à l’étranger. Notre label est italien et nous distribue dans le monde entier, donc on espère bien pouvoir s’exporter !

Et dans un ou deux ans, nous ne remettrons à composer. On a même quelques petites choses déjà bien avancées car au début, nous voulions faire un double album. Nous avons des morceaux dans nos tiroirs !

Comment positionnez-vous 6:33 u sein de la scène musicalefrançaise ? Est-ce qu’il a des groupes français avec lesquels vous auriez particulièrement envie de tourner par exemple ?

Cédric : Psykup ! On va jouer avec eux très bientôt. Je pense qu’avec Trepalium, le mariage sera parfait également. Shaka Ponk aussi, ça pourrait bien coller de jouer avec eux. Et avec Igorrr, ça fonctionnerait super je pense.

Florent : je discute un petit peu avec Diablo Swing Orchestra en ce moment… on verra bien si le groupe vient en France et qu’on réussit à les aider un peu, ça pourrait être sympa. Et puis, à partir du moment où un artiste sera enthousiasmé de jouer avec nous, on sera toujours très heureux de le faire !

Un avis sur « Interview du groupe 6:33 ! »

  1. Découverte en Live à Vauréal de ce fabuleux groupe le week-end dernier. Un peu de fraicheur dans notre univers musical préféré, franchement ça fait du bien. Longue et belle carrière. Merci Monsieur Metal pour cette remarquable interview.

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