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Leur nouvel album « CTRL » sort aujourd’hui


Passionné de musiques extrêmes, Keuf Metal partage ses émotions et coups de cœur du moment sur ce blog ! Vos commentaires et réactions sont les bienvenus !
BETH HART
» A Tribute To Led Zeppelin »
Nouvel album
Sortie le 25 février 2022
Formats : CD, vinyles noir, orange translucide, or tacheté de rouge & digital
http://smarturl.it/BethHartStore
Découvrez sa version de « Good Times Bad Times »
C’est donc le 25 février 2022 que sortira « Beth Hart : A Tribute To Led Zeppelin », un disque présentant 9 reprises majestueusement mises en valeur par cette voix aussi dynamique qu’expressive qu’est celle de Beth Hart. Des tons les plus délicats et mielleux aux notes les plus hautes en passant par des sons rocailleux et soul, ses interprétations de l’irrésistible « Whole Lotta Love », l’entêtant « Kashmir, » le très funky « The Crunge » ou de l’incontournable « Stairway To Heaven », sans oublier les deux superbes medleys – « Dancing Days/When The Levee Breaks » et « No Quarter/Babe I’m Gonna Leave You Now » – qui encadrent « Black Dog », Beth nous entraine dans un tourbillon d’émotions.
Si l’on remonte plus loin dans sa carrière , on se rend compte que la chanteuse s’était déjà frottée à du Led Zep. En mai 2004, sur la scène du Paradiso à Amsterdam elle avait déjà délivré une version incendiaire de « Whole Lotta Love », ce titre est même revenue régulièrement dans ses shows jusqu’à sa mémorable performance avec Slash à la guitareBien avant cela, le son de « Black Dog », venant de la maison du voisin, avait déjà capté l’attention de la jeune Beth. C’était l’époque où son frère l’initiait au heavy rock de Led Zeppelin et Black Sabbath. N’oublions pas non plus, qu’en 1996, elle a fait ses débuts discographiques, avec l’album « Immortal », sur Atlantic, le même label qui a lancé le groupe de Jimmy Page en 1969. Et c’est Allan Callan, l’ancien vice-président du célèbre label Swan Song, qui lui a recommandé de contacter Jeff Beck. La collaboration entre la chnateuse et l’ancien ancien partenaire de Page au sein des Yardbirds, débouchera sur une belle amitié qui dure toujours.
L’ombre du dirigeable planait encore sur Beth Hart après son phénoménale hommage à Buddy Guy lors des Kennedy Center Honors en 2012. Présents dans la salle ce soir-là, Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones s’étaient levés pour l’ovationner. Les neuf morceaux l’album mettent en lumière l’incroyable spectre musical couvert par l’œuvre de Led Zeppelin. Aux commandes de ce tribute on retrouve le producteur Rob Cavallo (Green Day, Linkin Park, My Chemical Romance) et l’ingénieur Doug McKean (Goo Goo Dolls, Adam Lambert), ainsi que les différents musiciens de haut rang dont Cavallo lui-même à la guitare, Tim Pierce (Bruce Springsteen, Tina Turner) à la guitare, Chris Chaney (Rob Zombie, Slash) à la basse, Jamie Muhoberac (Bob Dylan, Rolling Stones) aux claviers, Dorian Crozier (Céline Dion, Miley Cyrus, Joe Cocker) et Matt Laug (Alanis Morissette, Alice Cooper) à la batterie. Les arrangements orchestraux sont quant à eux signés David Campbell (Muse, Beyoncé). Une voix, La voix, était la seule pièce qui manquait à cet impressionnant casting… Les choses se sont mises en place lorsque Cavallo produisait le dernier album de Beth Hart en date, « War In My Mind » (2019). Un jour, en studio, Beth a improvisé une version de « Whole Lotta Love ». Le producteur lui a alors demandé si elle se sentirait capable d’enregistrer un disque entier consacré à des titres de Led Zeppelin, ce à quoi elle a répondu : « Je ne peux pas faire un tel album. Pour chanter de tels morceaux , il faut avoir envie d’en débattre et ça fait des années que je travaille justement pour canaliser la rage qui est en moi ». Puis la pandémie est arrivée et toutes les frustrations que le confinement a entraînées avec lui. Beth s’est alors sentie prête à laisser explosé cette fureur qui brûlait en elle. Rob et Doug lui ont alors envoyé la musique afin qu’elle s’attaque enfin à ce disque. Le résultat final sera donc disponible en février, quelques mois avant que Beth Hart ne fasse son grand le retour sur une scène parisienne, le 12 juillet 2022 à La Seine Musicale à Boulogne Billancourt. Une salle à la hauteur de son énorme talent; En France, son succès croissant lui a permis de passer du New Morning à la Seine Musique, après avoir remplit plusieurs fois la Cigale, l’Olympia ou le Palais des Congrès. Ce retour devant le public parisien promet donc d’être vraiment grandiose.

Prévente le lundi 15 novembre 2021
En concert à la Seine Musicale le 12 juillet 2022
https://www.gdp.fr/fr_FR/artistes/beth-hart?delight_email=nicolas.lebouedec%40gdp.fr&delight_email_action_id=57031f63-ffc2-4c41-b657-e02ce5929da5
Mise en vente générale le 16 novembre 2021
https://www.gdp.fr/fr_FR/artistes/beth-hart?delight_email=nicolas.lebouedec%40gdp.fr&delight_email_action_id=57031f63-ffc2-4c41-b657-e02ce5929da5
« DOOM CREW INC. »
Nouvel album
Sortie le 26 novembre 2021
CD, double vinyles blanc, argenté ou gris marbré, digital+ coffret en édition ultra limitéeavec vinyle gris marbré, CD, cassette, tee-shirt, broche, badge, photo
https://blacklabelsociety.lnk.to/DoomCrewInc
Regardez la vidéo de « End of Days »


A voir en concert à Clisson au Hellfest
Dimanche 26 juin 2022
Le jour de Metallica, Sabaton, Avatar, BMTH, Bullet For My Valentine…
REVERSAL PRODUCTION présente
NO TIME TO BREATH/ Le concert avec Stinky + ODC + SWEET NEEDLES le 22 janvier 2022 à Paris, au Backstage By The Mill !
Pour les billets c’est ici https://www.seetickets.com/fr/event/no-time-to-breathe/o-sullivans-backstage-by-the-mill/2150409

STINKY (Punk Hardcore – Nantes) :
Haute figure du milieu hardcore nantais, STINKY c’est plus de 350 concerts dans 15 pays différents, 4 tournées européennes, deux albums. Le groupe vibre sous l’influence de groupes tels que Comeback Kid, Miles Away, Bane ou encore Champion. Cette attirance non dissimulée pour la mélodie couplée à une affinité pour la violence font du combo une petite bombe d’énergie et d’agressivité
ODC (Métal alternatif – Paris) :
Fondé en 2017 par Celia Do accompagnée de son compositeur et de son parolier, ODC propose un univers Rock Métal énergique et poétique, teinté de sons modernes et classiques. Inspiré par des artistes très variés tels que Devin Townsend, Lacuna Coil, Disturbed, Breaking Benjamin ou encore Five Finger Death Punch.Après un 1er EP, une série de singles, un cover remarqué de Billie Eilish ainsi qu’une dizaine de concerts entre 2019 et 2021, ODC signe avec le label Blood Blast (Nuclear Blast/Believe).
Sweet Needles (Heavy Noisy – Paris) :
A la croisée du rock’n’roll et du métal, Sweet Needles propose un show puissant et très énergique où lourds riffs et mélodies s’entrecroisent dans une homogénéité maîtrisée. Sweet Needles n’est pas un groupe comme les autres : on ne peut pas lui coller une étiquette de style. C’est un mix de différents genres et influences allant du blues au métal plus extrême en passant par le hard rock et le stoner. Le groupe est aussi accessible à un public non initié et aux fans de rock & métal au sens large. Le groupe a signé avec Blood blast distribution (Believe) pour la distribution digitale de l’album et à jouer dans de belles salles et festivals en France mais aussi à l’étranger (Allemagne, Suisse, Belgique et Royaume-Uni), ainsi qu’a partager l’affiche avec de gros noms (H.E.A.T, Pop Evil, BlackBombA, Glenn Hughes, Thue Quireboys The New Roses et bientôt Crashdïet & Hardcore Superstar).
BLACK HELLEBORE News/ Sortie de leur album « Disorder » le 26 novembre
https://distrokid.com/hyperfollow/blackhellebore/disorder

Regardez la vidéo de « Open Up Your Mind »
Regardez la vidéo de « My Difference » :
Interview d’ADX au Hard Rock Café de Paris, le 29 octobre 2021
Avec Phil (chant)

ADX soufflera ses 40 bougies l’année prochaine ! Quel effet cela te fait-il ?
Phil : le temps passe vite ! (rires). On ne l’a pas vu passer, et c’est vrai que, quelque part, on prend de la bouteille, mais on est quand même super contents d’être là et de continuer !
J’ai découvert ADX lorsque j’étais lycéen. Quel est le secret de votre longévité ?
L’envie ! L’envie de faire plaisir et de se faire plaisir ! L’opportunité aussi, la demande est toujours là et qu’on ressent bien encore aujourd’hui. Car sans demande, on ne pourrait plus rien faire. C’est d’ailleurs ce qui constitue notre principal moteur aujourd’hui.
« Etranges Visions » sera le 12ème album studio du groupe. En fait, il n’est autre que « Weird Vision » traduit en français et ré-enregistré pour l’occasion. « Weird Vision » est paru en 1990, soit il y a 31 ans. Est-ce à dire qu’il fallait absolument que toute votre discographie soit francophone ? (rires)
Non ! (rires). Car à l’origine « Weird Vision » devait se faire en français également. Il devait donc y avoir deux versions : une en français et une en anglais. Mais notre maison de disque de l’époque ne nous a plus donné de nouvelles après l’enregistrement de la version anglaise… on a fait une tournée avec Gamma Ray à la sortie du studio, et en revanche, nous sommes restés sans nouvelles de notre label de l’époque : plus de promo, plus rien. Lorsque nous essayions de les joindre par téléphone, personne ne nous répondait plus. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons fait un break à l’époque car nous étions un peu dégoûtés par cette mésaventure. Et depuis ce temps-là, régulièrement, on nous demandait quand la version française sortirait.
Vous aviez communiqué à l’époque sur votre volonté de sortir deux versions, une anglaise et une française ?
Oui, en effet. La version française était donc attendue par les fans du groupe. Nous étions partis la fleur au fusil comme on dit en rassurant tous nos fans, en leur disant de ne pas s’inquiéter, que la version française allait donc suivre.
« Etranges Vision » sort moins de 2 ans après « Bestial » qui a subi de plein fouet la mise à l’arrêt forcé du groupe du fait de la pandémie. Y a til eu comme un sentiment d’urgence à sortir cet album si peu de temps après « Bestial » ? Avez-vous, par exemple, ressenti le besoin de tourner la page au plus vite et montrer que vous souhaitiez « remettre les couverts au plus vite » ?
Effectivement, après la sortie de « Bestial », la promo de l’album s’est vite arrêtée du fait de la COVID, donc nous avons été mis à l’arrêt pendant un an et demi, comme tout le monde. Cela ne servait plus rien de promouvoir l’album puisque nous ne pouvions plus donner de concerts. Pendant cette période de mise à l’arrêt, la demande d’une version française de « Weird Vision » est revenue. Nous y avons donc réfléchi très sérieusement tous ensemble, nous nous sommes dits que nous allions le réenregistrer dans son intégralité. C’est-à-dire que lorsque nous sommes arrivés en studio, les bandes étaient vierges. Nous sommes donc repartis de zéro. On a donc remanié l’intégralité des morceaux, avec les nouveaux arrivants dans le groupe, les guitares sont très différentes, les riffs varient, des rythmiques ont été ajoutées, des solos aussi. Nous avons également ajouté beaucoup de chœurs par rapport à la version originale. Pour nous, il s’agit donc d’un nouvel album.
Pour en revenir à « Bestial », nous allons tout de même faire en sorte que cet album vive ! Cet album aura donc une vie malgré la pandémie !

La pochette d’ « Etranges Visions » est une nouvelle fois signée Stan Decker. C’est une longue histoire d’Amour dites-moi ! Il a « relooké » la pochette originelle (celle de Weird Vision donc) tout en y restant assez fidèle. Pourquoi ce choix ?
Oui, on s’entend très bien avec Stan, en effet. Il est très gentil, nous l’avons rencontré deux fois et cela s’est merveilleusement bien passé avec lui. On s’entend bien sur les aspects « boulot », c’est-à-dire que nous lui donnons nos idées, et il arrive à très bien les restituer en les illustrant. On fonctionne en échangeant des croquis, nous lui faisons part de nos décisions, et nous avançons comme cela. L’aboutissement se fait ensuite tout naturellement puisque nous travaillons de concert au fil de l’eau. Pour la pochette d’ « Etranges Visions », nous avons voulu rester fidèles à la pochette d’origine pour ne pas trop dérouter les fans. Il y a malgré tout quelques petits changements si tu y prêtes attention, l’araignée a disparu par exemple. Nous avons donc souhaité conserver quelque chose de l’ancien album, mais avec la patte de Stan Decker.
Qu’est-ce qui t’inspire aujourd’hui musicalement parlant ?
Les influences de bases resteront toujours, comme tu peux le constater sur mon T-shirt par exemple (Phil porte un T-shirt du groupe Rainbow), et je dois t’avouer qu’en ce moment, je n’écoute pas vraiment de nouveautés. Dog (batterie) écoute beaucoup de nouvelles choses, donc il me les partage souvent mais cela vient plutôt de lui on va dire. Mais je vais m’y remettre maintenant que l’album est bouclé, il faut dire que cet album nous a bien occupé. Je vais maintenant avoir du temps pour regarder et écouter ce qui se passe autour de moi (rires) !
Quels sont vos projets au-delà de l’année 2021 ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Un ou plusieurs clip vidéo sont-ils prévus, par exemple ?
Il est vrai que l’année 2021 est bien mal partie et ne se termine pas forcément très bien non plus. En revanche, pour 2022, les choses semblent s’améliorer puisque nous avons déjà cinq dates prévues, et nous sommes en pourparlers pour ajouter d’autres dates, donc on va bien voir comment tout cela va se passer.
En ce qui concerne le clip vidéo, c’est dans les tuyaux comme on dit ! Et là c’est pareil : nous sommes tous d’accord pour faire quelque chose de sérieux. C’est-à-dire que nous ne voulons pas faire un clip bâclé, dans le fonds d’un garage par exemple. Nous voulons que le prochain clip soit à la hauteur de l’album, et à la hauteur des douze albums que nous avons faits, c’est-à-dire que nous voulons un clip qui montre les bons côtés d’ADX, quelque chose qui fasse vraiment plaisir. Nous prendrons donc le temps qu’il faudra pour que le résultat soit à la hauteur de nos attentes.
Comment sont prises les décisions au sein d’ADX ?
ADX, c’est cinq personnes. Donc les cinq personnes se mettent d’accord et décident. Aucune décision n’est prise par un seul individu. On ne fait aucune différence entre les anciens membres et les nouveaux membres par exemple. Nous faisons tous partie d’un même groupe, et partir de là, tout le monde doit donner son avis et être écouté.
Pour l’écriture des morceaux, Dog (batterie) compose beaucoup. Ensuite pour ce qui des textes, nous les écrivons tous les deux. Ensuite tout le monde apporte sa patte personnelle, chaque musicien fait ce qu’il veut. On sait très bien que la qualité sera au rendez-vous in fine !
Comment positionnes-tu ADX au sein de la scène metal française ? Est-ce qu’il a des groupes en particulier avec lesquels vous auriez envie de tourner par exemple ?
Je pense que nous avons déjà tourné avec pratiquement tous ! Y compris avec ceux qui reviennent en ce moment, que ce soit Sortilège ou Titan. Idem pour les groupes plus récents comme Existence avec lequel nous avons déjà fait deux concerts ensemble, par exemple. Cela dit, il y a des affiches qui me plairaient bien ; faire des concerts avec Titan par exemple, ça me brancherait bien ! On est super potes déjà, donc on sait que cela se passerait bien (rires) !
Comment voyez-vous l’avenir du Groupe à long terme ?
Avec encore plein de concerts ! Plein de rencontres avec les fans, plein de whisky-coca (rires !), plein de journalistes sympas comme toi, et puis voilà quoi 😊

Un grand merci à Phil pour sa gentillesse et sa disponibilité, ainsi qu’à Roger Wessier (Replica Promotion) pour l’organisation de l’interview !
Voici la 3ème titre extrait du futur nouvel album studio de Papa Roach.

Nouveau titre disponible sur toutes les plateformes
https://papa-roach.ffm.to/dyingtobelieve
Ce morceau, produit par WZRD BLD (A Day To Remember, Bullet For My Valentine, Highly Suspect), est un appel à l’unité et à l’harmonie humaine, au-delà des différences entre les peuples.
La voix si caractéristique de Jacoby Shaddix s’élève sur un refrain fédérateur, et le côté heavy de la musique sonne comme un appel aux armes.
Regardez la vidéo :
Une chanson puissante qui vient renforcer le single “KILL THE NOISE” !
https://papa-roach.ffm.to/killthenoise
Regardez le clip !

Interview d’ORKHYS au Dr Feelgood Rocket, le 22 octobre 2021
Jean-Yves (batterie) & Lancelot (basse)

Pouvez-vous svp présenter ORKHYS en quelques mots ? Comment le groupe est-il né ? Qui fait quoi dans le groupe ?
Jean-Yves : Avant toutes choses, ce groupe est une bande de copains qui font de la musique ensemble. Les musiciens se retrouvent dans un mélange de styles car nous ne voulons pas nous enfermer dans un courant musical précis. Notre amitié est donc le point de départ du groupe, mais aussi son point d’orgue. Nous nous connaissions tous en tant qu’amis. Et il s’avère que nous avons un membre très prolifique en termes de composition en la personne de Brice, ce qui fait que nous avons énormément de matériel à exploiter, sur lequel chacun vient mettre sa patte, sa touche personnelle, son identité. On essaye de se voir aussi en dehors des séances de répétition et des concerts, afin de préserver le lien d’amitié qui nous unit.
Lancelot : alors moi, je suis le bassiste du groupe, et avant d’être le bassiste d’ORKHYS, j’étais un grand copain de Brice en fait. Cela doit faire dix ans que nous sommes amis, ce qui fait beaucoup pour moi, car cela représente un tiers de ma vie ! Et de celle de Brice également car sommes trentenaires tous les deux. Cela fait donc déjà un bon moment que nous jouons ensemble ! Et il vrai que lorsqu’on dit que Brice est très prolifique, je me souviens que lorsque Brice m’a donné un morceau à jouer pour la première fois, il portait le numéro 385 (rires ) ! Et ça, c’était il y a dix ans !
Jean-Yves : quant à moi, mon instrument, c’est la batterie. J’en fais depuis trente-huit ans maintenant, et donc j’embête mes voisins depuis un bon bout de temps (rires) ! Et je continue de travailler mon instrument tous les jours, assidûment, la technique, mon tempo, car il n’y a que comme cela qu’on avance. ORKHYS est vraiment le groupe qui m’a permis d’explorer la fusion de nombreux styles très différents. Cela m’a même permis sur certains titres de faire des développements à partir de rythmes afro-cubains par exemple. Et c’est vrai que transposés dans un contexte différent, le résultat est épatant ! Je suis entré dans le groupe officiellement en Mars 2019, mais j’avais été contacté quelques mois plus tôt par Laurène, notre chanteuse, fin 2018. Et très vite dans la foulée, j’ai commencé à enregistrer des morceaux avec le groupe, dès le mois de Mai 2019.
Lancelot : j’ai également participé à l’enregistrement des chansons. Côté composition, j’ai plus une approche en réaction. On me propose des choses, et moi je réagis par rapport à ça. Nous avons donc enregistré un premier EP, puis l’album « A Way ».
Quelles sont vos principales influences musicales ?
Jean-Yves : je viens plutôt du monde thrash/death, je pense donc que j’apporte un petit peu de ce monde là dans ORKHYS. Les blast beats et les passages de doubles grosse caisse que tu peux entendre sur l’album viennent donc directement de mes influences. Et j’ai également un background jazz/rock voire blues. Je suis en grand fan de Max Roach par exemple. C’est un monstre de la batterie ! Côté death metal, je suis également très fan du groupe Death.
Lancelot : de mon côté, j’ai appris à jouer de la basse avec YouTube ! En termes de références artistiques, je considère Steve Harris comme un putain de Dieu ! Je ne joue pas de la basse comme lui, pas du tout, mais je suis admiratif devant son talent. En tant que bassiste, j’apprécie particulièrement la musique funk. Parmi les groupes que j’adore, il y a Vulpeck, avec Joe Dart à la basse. Là encore, ce monsieur est assez ahurissant sur le plan technique !
Revenons maintenant à votre nouvel album « A way » ? Comment s’est déroulé son enregistrement ?
Jean-Yves : pour la batterie, les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans plusieurs studios. Cela s’est fait en fonction de la disponibilité de chacun, et cela s’est échelonné entre Mai 2019 et Mars 2020.
Lancelot : j’ai directement enregistré mes parties de basse chez notre ingé son qui a mixé l’album. Le mixage définitif de notre nouvel album s’est terminé dans le courant du mois de Mai 2021. Il y a une plusieurs versions de chant sur différents morceaux, donc je suis intervenu à plusieurs reprises sur des chansons qui comprenaient déjà les lignes de chant.
Jean-Yves : on avait déjà des morceaux finalisés en termes de mixage dès le mois d’avril, ce qui nous a permis de tourner un clip vidéo notamment et de le sortir dans le courant du mois de Juin 2021.

Au niveau des textes, c’est plutôt Laurène qui s’y colle. Quels sont vos thèmes de favoris ?
Lancelot : on lui donne des thèmes parfois, et elle est libre de les suivre ou pas : c’est elle qui décide au final. Ce qu’on aime faire dans ORKHYS, c’est raconter des histoires. On aime donc aborder des légendes, des histoires qui peuvent bien s’illustrer sur le plan cinématographique par exemple. La notion de Liberté revient assez souvent dans nos thèmes favoris.
Jean-Yves : c’est vrai que l’une des composantes fondamentales d’ORKHYS repose sur la Liberté. C’est-à-dire de ne pas se cloisonner dans un style musical défini. Le fait de pouvoir choisir en toutes circonstances est très important pour nous.
Quel accueil reçoit « A way » pour le moment ? Quels retours avez-vous aujourd’hui, 2 semaines après sa sortie officielle, de la part de la Presse et du Public ?
Jean-Yves : pour l’instant, l’accueil est plutôt bon, voire très positif ! Les gens ont commencé à réaliser que ce disque là ne fait que confirmer ce que nous avions réalisé avec notre premier EP. On a transformé l’essai en quelques sortes, et la machine est dorénavant lancée ! Nous avons trouvé notre voie, qui repose sur notre sentiment de Liberté, celle que nous avons d’insérer les styles que nous voulons dans notre musique, sans aucune contrainte et sans se fixer de limites ou de barrières.
Quels sont vos projets au-delà de l’année 2021 ? Vu le côté très prolifique de Brice, un nouvel album peut être ?
Jean-Yves : la matière existe déjà pour un prochain album en effet. Brice a composé tellement de morceaux ! Il nous reste juste à ajouter les lignes de chant et on est bons (rires !). On a déjà une bonne grosse quinzaine de morceaux qui sont prêts.
Avez-vous signé avec un label ou vous êtes-vous auto-produits ?
Jean-Yves : nous avons créé une structure loi 1901 qui nous permet de nous produire. Nous avons un contrat avec M&O pour la distribution numérique. Pour ce qui est de la distribution physique, nous nous en occupons nous-mêmes avec notre propre structure.
Est-ce qu’il a des groupes en particulier avec lesquels vous auriez envie de tourner par exemple ?
Jean-Yves : nous avons déjà des contacts avec certains groupes de l’ouest de la France avec lesquels nous souhaiterions partager la scène. Vu les reprogrammations qui sont en train de se faire, des concerts planifiés en 2020 qui sont reprogrammés sur 2021 et surtout 2022, le contexte actuel est particulièrement difficile, c’est même extrêmement compliqué, on peut le dire. En tous cas, clairement, la scène est notre principal objectif : c’est pour ça qu’on joue ! Faire des albums studios, c’est bien, mais c’est sur scène qu’on peut vraiment voir si la mayonnaise prend ! Et c’est avant tout un tel plaisir de partager notre musique avec les gens : la scène, c’est là que ça vit !
Interview d’EXHORTED au Black Dog, à Paris, le 15 octobre 2021
Avec Lionel Marquez (basse)

Peux tu présenter EXHORTED en quelques mots ? D’où venez-vous ? Comment le groupe est-il né ? Qui fait quoi dans le groupe ?
Je suis Lionel et je suis bassiste d’Exhorted. Je fais également les chœurs. Yves est au chant, Edoardo à la batterie et est arrivé dans le groupe il y a un an. Depuis un mois et demi, nous sommes en train de recruter un guitariste et nous faisons des auditions pour sélectionner la bonne personne qui nous rejoindra. En principe d’ici la fin de la fin de l’année, le lineup du groupe sera fixé. Nous venons de Besançon, en Franche-Comté, le groupe y est né le plus simplement du monde car avec Yves, notre chanteur, nous nous connaissons depuis plus de vingt ans. On s’était connu dans nos groupes respectifs de l’époque car nous avions donné quelques concerts ensemble. Le feeling passait super bien entre nous, et on avait toujours dit que nous jouerions un jour ensemble. Donc voilà, cela s’est donc fait le plus naturellement du monde. Nous sommes un peu perdus de vue entre temps, puis fin 2018 nous avons assisté ensemble à un même concert, et c’est arrivé au bon moment pour moi car j’étais en plein questionnement sur mon avenir. Nous avons donc décidé de nous lancer dans cette nouvelle aventure ensemble, en décidant de faire les choses à fonds, et cela a abouti à la naisse de l’album « Old Bastards Never Die ». Nous avons donc commencé les compos dès le début de l’année de l’année 2019. J’ai composé la musique des neufs morceaux de l’album. J’ai écrit toute la musique, basse et guitare, et programmé les parties de batterie également. Puis nous avons fait les arrangements avec Yves ensuite. Le chant a été posé ensuite par Yves, et nous avons sollicité Kevin Paradis de Benighted pour enregistrer la batterie, comme batteur de session. Nous lui avons envoyé les démos des neufs titres pour lui demander s’il avait envie d’enregistrer la batterie, tout en lui donnant carte blanche pour jouer ce qu’il avait envie de jouer. Du coup, nous l’avons laissé construire ses parties de batteries à partir de nos démos, ce qu’il a fait avec beaucoup de talent !
Quelles sont vos principales influences musicales ?
Nous sommes très fans de Kataklysm. On a voulu faire un album très « groovy », comme j’ai écrit les parties de guitare, lorsque j’ai attaqué l’écritures des parties de basse, j’ai voulu ajouter des ingrédients supplémentaires qui apporteraient autre chose. Je me suis donc efforcé de ne pas suivre simplement les riffs de guitare, afin d’apporter une autre ambiance en arrière-plan avec la batterie pour que l’auditeur puisse vraiment ressentir le groove. Donc j’ai écrit plusieurs lignes de basse qui n’ont rien à voir avec les parties de guitare. Avec la basse, j’ai voulu donner de l’ampleur aux morceaux, y apporter une autre ambiance finalement. Cela s’entend assez bien sur le morceau intitulé « God Is Mine » par exemple.
En termes d’influences pour revenir à ta question, nous écoutons un panel assez large de groupes, cela peut passer par le Hard Rock, le Heavy, tout allant jusqu’à Decapitated, Vader, Scepticflesh que j’aime personnellement beaucoup, Rotting Christ également. Je suis particulièrement fan de Scepticflesh car j’aime le contraste que l’on peut trouver dans leur musique. Idem pour Meshuggah dont je suis très fan également.
Je compose beaucoup en pensant à ce que va ressentir l’auditeur, en me disant par exemple qu’à partir d’un certain moment, il va peut-être commencer à s’ennuyer si je n’apporte pas une nouvelle ambiance au morceau que je suis en train d’écrire. J’essaye toujours de m’imaginer dans la fosse en train de regarder un de nos concerts afin d’essayer de m’imaginer ce que ressentirait les auditeurs en écoutant nos chansons. Par exemple, en jouant, si je ne secoue pas la tête à minima, je me dis que ça ne va pas le faire (rires) !
Comment s’est passé l’enregistrement de « Old Bastards Never Die » ?
On a commencé à enregistrer au début du premier confinement, pour la batterie, parce que Benighted avait dû annuler sa tournée pour les soirées Warm Up du Hellfest auxquelles le groupe devait prendre part. Kevin Paradis était donc disponible et avait du temps à nous accorder pour enregistrer ses parties. Ensuite nous avons trouvé le guitariste qui va bien pour enregistrer la guitare, le chant et la basse en studio, à Besançon. Nous avons enregistré dans le studio de Guillaume Aldebert,qui a eu la gentillesse de nous prêter son studio, en grand fan de metal qu’il est ! Il nous a confié à ses musiciens, un guitariste et un claviériste super pros qui nous ont beaucoup aidé dans l’enregistrement de l’album. C’est également Guillaume qui a enregistré la partie acoustique du morceau « Open Your Eyes ». On lui a dit : « fais toi plaisir ! ». Et l’a fait. Quand il a appris que nous créions Exhorted, il était à fonds derrière nous !

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur « Old Bastards Never Die», maintenant que le temps s’est bien écoulé depuis sa réalisation ? Changeriez-vous quelque chose si c’était à refaire ?
Personnellement je suis hyper satisfait. Je ne changerais absolument rien si c’était à refaire. Et je procéderais également de la même façon, complètement identique à ce que nous avons fait. Je suis très fier de travail accompli par tous les acteurs qui ont pris part à ce projet. Même si nous nous sommes parfois trouvés face à des difficultés, des imprévus de dernière minute, nous sommes à chaque fois allés de l’avant en restant positifs et en trouvant des solutions. On se dit toujours qu’il y a pire à côté, lorsque tu regardes un peu autour de toi. Alors nous sommes plutôt positifs et optimistes face à une difficulté à surmonter.
Quel accueil reçoit « Old Bastards Never Die » pour le moment ? Quels retours avez vous aujourd’hui, 2 semaines après sa sortie officielle, de la part de la Presse et du Public ?
C’est plutôt pas mal pour l’instant, les retours des critiques sont plutôt bons. On est vraiment satisfaits. Au démarrage, on a toujours un gros doute voire un peu d’anxiété face aux réactions à venir, mais là, je dois dire qu’on est rassurés sur tous les plans. On recommence à zéro quelque part. Donc on doit trouver notre public, car personne ne nous connait avec Exhorted. C’est bien sûr la raison pour laquelle nous avons décidé de faire cette journée promo avec Roger (Replica Promotion). On a également fait une « release party » à domicile, chez nous donc, à Besançon. Et l’accueil a été plutôt bon, c’était blindé ! Nous étions attendus car les gens du coin qui nous connaissent voulaient voir ce que nous avions dans le ventre comme on dit, donc on avait du monde avec nous ce jour-là.
Quels sont vos projets au-delà de l’année 2021 ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Un ou plusieurs clip vidéo sont-ils prévus, par exemple ?
Oui, nous ferons un nouveau clip prochainement, en début d’année prochaine lorsque nous aurons trouvé notre guitariste, afin de présenter quelque chose tous ensemble, dans une salle, en live par exemple. On n’est pas encore complétement fixés sur l’idée car notre premier clip n’est sorti qu’il y a un moins à peine. Donc on va voir avec les retours qu’on aura sur celui-ci (pour le titre « Help Me »), et puis on avisera.
Pour l’instant, nous sommes donc focus sur la promo de l’album, et sur les auditions. Ensuite, nous rechercherons des concerts et festivals, mais uniquement lorsque nous serons tous prêts. Nous avons hâte de faire de la scène en tous cas ! Le groupe a clairement été créé pour cela.
Comment voyez-vous le futur du Groupe sur le long terme ?
J’ai déjà des idées de morceaux écrits, de bonnes grosses esquisses pour un prochain album par exemple. J’ai déjà quatre ou cinq titres sur lesquels les bases sont bien posées.
Est-ce qu’il a des groupes en particulier avec lesquels vous auriez envie de tourner par exemple ?
Kataklysm et Decapitated ! Ces deux groupes sont vraiment deux groupes avec lesquels j’aimerais beaucoup tourner si l’opportunité nous était donnée.
Un grand merci à Roger de Replica Promotion pour l’organisation cette interview.
Interview de 6:33 au Hard Rock Café de Paris, le 08 octobre 2021
De gauche à droite : Cédric Guillo (batterie). Florent Charlet (chant) et Emmanuel Rousseau (production & arrangements).

Pouvez-vous svp présenter 6 :33 en quelques mots ?
Florent : 6:33 c’est un groupe de potes qui n’a pas envie de se mettre de limites, musicalement parlant. On part d’une base metal prog, et on développe sur des styles qui n’ont rien à voir avec le metal prog, c’est-à-dire qu’on va aller taper dans du jazz, dans la funk, dans du boogie-woogie… dans tout ce qui fait notre culture musicale, ce qui nous a construit en tant que personnes, en tant que fan de musique depuis que nous sommes gamins. Il y a autant de Devin Townsend, que de Queen, de Toto voire de Michael Jackson dans ce que nous faisons. C’est donc un groupe qui est à l’image de ce qu’on aime écouter depuis qu’on est gamins, voilà.
Qui fait quoi dans le groupe en termes d’écriture ?
Florent : c’est Nicko Pascal qui compose toute la musique, pratiquement tout puisque nous avons avec nous Emmanuel Rousseau qui ne fait plus partie du line up sur scène mais qui fait toujours partie de la famille 6:33. Emmanuel contribue au travail de composition, et aussi d’arrangement et de programmation de batterie. Il a par exemple composé l’intro du morceau « Prime Focus » qui figure sur notre nouvel album. Quant à moi, je suis auteur de textes, mais je n’écris pas les lignes de chant qui sont écrites par Nicko également.
Quelle a été la genèse de « Feary Tales For Strange Lullabies – The Dome », votre quatrième et dernier album qui vient de sortir ?
Emmanuel : la conception de l’album a démarré il y a un bon bout de temps ! Sa composition a commencé en 2016, et les premiers enregistrements se sont faits début 2017. C’est donc un enregistrement qui s’est étalé sur quatre ans, avec des périodes d’inactivité bien évidemment. Car Nicko avait suffisamment de démos de côté pour qu’ait de la matière à travailler et commencer à enregistrer, et lorsque nous avons commencé à enregistrer, tout l’album n’était pas écrit. Cela s’est donc fait au fur et à mesure, avec des périodes d’activité plus ou moins intenses, avec parfois de longues pauses car la vie à fait que nous avons eu des mariages et des naissances au sein de la famille 6:33 ! Le premier confinement a été pour nous une période assez bénéfique pour finaliser nos enregistrements

Comment s’est passé son enregistrement ?
Emmanuel : l’enregistrement s’est principalement déroulé à deux endroits, chez moi et chez Nicko. Une grande majorité des prises se sont finalement faites chez Nicko d’ailleurs. Et après, tout ce qui est mixage et production de l’album s’est fait chez moi. Le reamping des guitares s’est fait au studio Henosis à Bois d’Arcy (78). Il s’agit du studio du chanteur et compositeur d’Orakle, Frédéric Gervais, qui est vraiment un excellent producteur et qui bosse remarquablement bien. Une fois que le mix était terminé, nous lui avons également confié le mastering. Il a donc bouclé le bébé.
Florent : pour ma part, j’ai quasiment tout enregistré chez Nicko, à part les trois premiers morceaux qui ont été enregistré chez Emmanuel.« Release the he-shes », « rabbit in the hat » et « wacky worms ».
En écoutant le nouvel album, j’ai l’impression d’assister à un craquage de slip permanent ! Il y a pour moi un côté « no limit » jubilatoire. En outre, je trouve qu’il y a beaucoup de références qui me parlent sur cet album. Par exemple en écoutant Prime Focus la toute première fois, j’ai eu l’impression de débarquer dans un film de Tim Burton ! La pochette m’a également immédiatement fait penser au film « Blade Runner ». Quant à la musique, j’y entend plusieurs influences qui lorgnent aussi bien du côté de Queen que de Faith No More. Etes-vous d’accord avec tout ça ?
Florent : toutes ces influences font effectivement partie de nous. Lorsque nous développons le concept, comme pour l’album « Deadly Scenes », on se pose la question suivante : « de quoi voulons nous parler ? ». C’est alors que j’arrive avec une idée qui va inspirer Nicko pour écrire des morceaux, et c’est en écrivant qu’on va prendre la mesure du rôle de nos influences. Ce n’est pas du tout notre objectif que d’aller chercher à ressembler à tel ou tel groupe, nos influences rejaillissent dans notre écriture, tout simplement. On digère toutes nos influences et la pop culture qui a finalement construit ce que nous sommes aujourd’hui.
Emmanuel : je pense qu’on peut quand même dire que sur cet album, il y a un plaisir un peu nostalgique d’aller à la rencontre de nos premières influences, celles qui nous ont fait aimer la musique.
Florent : tu vois, lorsque tu évoques la pochette du nouvel album et que tu cites « Blade Runner », moi j’ai plus pensé aux premiers « Batman » de Tim Burton, « Sin city » ou « Ghost in the shell ». Chacun va donc pouvoir y trouver ses propres références, ce que trouve d’ailleurs intéressant in fine. On avait envie d’être dans quelque chose de très 80’s / 90’s, car c’est la période qui nous correspond et qui nous a construit en tant que personnes que nous sommes.

6:33 a subi plusieurs remaniements de line up depuis sa création, et surtout ces dernières années voire mois. Est-ce qu’on peut dire qu’il est désormais stabilisé, ou des changements sont-ils encore à venir ? Par exemple, Je trouve que le chant de Benedicte est toujours extrêmement bien placé sur votre nouvel album et apporte beaucoup de couleurs aux chansons du nouvel album. Est-elle un membre permanent de 6:33 ?
Florent : Bénédicte était plutôt externe au groupe, qui venait prêter sa voie et puis, elle s’est tellement impliquée et était tellement présente qu’elle fait désormais partie du groupe. C’est pour cela qu’elle est avec nous sur toutes nos photos promo. En outre, nous lui avons proposé il y 2 semaines de faire des dates avec nous, et donc de venir avec nous sur scène pour de bonnes occasions. Voilà, c’est tout frais, elle avait envie de le faire de son côté sans oser nous proposer, et nous, on avait envie de l’avoir avec nous, sans oser lui proposer non plus. Et donc, on lui a demandé : « voudrais tu faire des concerts avec nous ». Ce à quoi elle nous a répondu : « mais j’en rêve en fait ! ». Bénédicte fait donc partie de la famille, et elle apporte énormément à cet album.
Emmanuel : Je pense que Damien, le claviériste de 6:33, a fait une très bonne analyse de la situation de 6 :33 en présentant davantage le groupe comme un collectif. J’aime beaucoup cette idée car elle nous correspond bien finalement.
Quels sont vos projets au-delà de l’année 2021 ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Comment voyez-vous le futur du Groupe ?
Florent : La phase suivante est bien sûr de défendre l’album sur scène. Donc on aimerait faire plein de concerts ! Mais pour l’instant, c’est assez compliqué du fait des reports qui ne finissent pas d’être reportés… Donc jusqu’en septembre 2022, la situation est très tendue, en France en tous cas.
Il existe néanmoins des possibilités, comme au Barde Atomique (Ecquevilly – 78), qui est un peu notre « QG » car c’est là que nous faisons nos résidences, que nos répétons. Donc il est certain que nous allons donner un concert ou deux là-bas. Il y a le concert avec Psykup au Forum de Vauréal (95) bien sûr.
Et puis on aimerait aussi aller jouer à l’étranger. Notre label est italien et nous distribue dans le monde entier, donc on espère bien pouvoir s’exporter !
Et dans un ou deux ans, nous ne remettrons à composer. On a même quelques petites choses déjà bien avancées car au début, nous voulions faire un double album. Nous avons des morceaux dans nos tiroirs !
Comment positionnez-vous 6:33 u sein de la scène musicalefrançaise ? Est-ce qu’il a des groupes français avec lesquels vous auriez particulièrement envie de tourner par exemple ?
Cédric : Psykup ! On va jouer avec eux très bientôt. Je pense qu’avec Trepalium, le mariage sera parfait également. Shaka Ponk aussi, ça pourrait bien coller de jouer avec eux. Et avec Igorrr, ça fonctionnerait super je pense.
Florent : je discute un petit peu avec Diablo Swing Orchestra en ce moment… on verra bien si le groupe vient en France et qu’on réussit à les aider un peu, ça pourrait être sympa. Et puis, à partir du moment où un artiste sera enthousiasmé de jouer avec nous, on sera toujours très heureux de le faire !
